Trois lectures d'un même score
Un résultat de test normé peut s'exprimer de plusieurs façons qui décrivent toutes la même chose : la position du patient par rapport à un groupe de référence de son âge. Les trois lectures les plus courantes en orthophonie sont :
- L'écart-type (ou score z): le nombre d'écarts-types qui séparent le score de la moyenne. C'est le langage clinique de référence : il permet de comparer des épreuves issues de tests différents et de situer une performance par rapport aux seuils déficitaires.
- Le rang percentile: le pourcentage d'individus de la population de référence qui obtiennent un score inférieur. Un percentile de 16 signifie que 16 % font moins bien, 84 % font mieux. C'est la lecture la plus intuitive, notamment pour expliquer un résultat aux familles.
- La note standard : une transformation du score sur une échelle à moyenne et écart-type fixes (indice, note standardisée, note T). Elle est fournie directement par la plupart des logiciels de correction.
Le convertisseur ci-dessus fait le pont entre ces trois lectures : vous saisissez celle dont vous disposez, il vous donne les autres.
Pourquoi la conversion fonctionne : la loi normale
Les scores normés sont, dans leur immense majorité, construits pour se répartir selon une loi normale— la fameuse courbe en cloche. Cette propriété relie mathématiquement l'écart-type et le rang percentile : à chaque écart-type correspond un percentile unique, et réciproquement. Quelques repères à mémoriser :
Les échelles de note standard
Une même position sur la courbe se traduit par des chiffres différents selon l'échelle utilisée par le test. Les trois échelles que gère le convertisseur :
- Indice / QI — moyenne 100, écart-type 15. Utilisée pour les indices composites et les quotients. Un indice de 85 = −1 écart-type = 16ᵉ percentile.
- Note standardisée — moyenne 10, écart-type 3. Fréquente pour les notes de sous-tests. Une note de 7 = −1 écart-type ; une note de 4 = −2 écarts-types.
- Note T — moyenne 50, écart-type 10. Courante en neuropsychologie et sur certaines épreuves de langage. Une note T de 40 = −1 écart-type ; 30 = −2 écarts-types.
La conversion d'une note standard vers l'écart-type est purement linéaire : écart-type = (note − moyenne de l'échelle) ÷ écart-type de l'échelle.
Les seuils de sévérité
Pour interpréter, les orthophonistes s'appuient sur des seuils exprimés en écarts-types. Une convention répandue, à bornes sans recouvrement, distingue quatre zones :
Ces bornes sont un cadre de lecture, pas une règle opposable : chaque test a sa propre notice, ses propres seuils cliniques et ses propres recommandations d'interprétation. Un score isolé ne fait jamais un diagnostic — c'est la convergence des épreuves, l'anamnèse et l'observation clinique qui fondent la conclusion.
Le piège des échelles non standard
Des tableaux de scores interprétés, sans erreur de conversion
Orthonie lit vos étalonnages, positionne chaque épreuve par rapport à ses seuils et rédige l'interprétation — en respectant la logique propre à chaque batterie, y compris les échelles non standard.
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Questions fréquentes
Pour aller plus loin
Des ressources complémentaires pour vos bilans :
- Bilan de langage oral — guide complet 2026 : le bilan le plus fréquent en libéral, épreuve par épreuve.
- Bilan de langage écrit — guide complet : lecture, orthographe, production écrite et leurs étalonnages.
- Calculateur de cotation AMO : le tarif d'un acte d'orthophonie en quelques secondes.
- Temps de rédaction des CRBO — observatoire 2026 : ce que la rédaction des bilans coûte réellement.
- Modèles de CRBO Word à télécharger : 8 modèles conformes 2023, un par domaine.
